Depuis la création de la Grande Muraille Verte, Jean Yves Clavreul s’est investi dans ce programme décrit comme pharaonique. En 2008, il rencontre le Président du Sénégal Abdoulaye Wade pour évoquer avec lui les méthodes les plus efficaces pour la réalisation de

la Grande Muraille Verte. (carte 3 villages 2011).

Dès son lancement l’option du reboisement avait été choisie, même si celle-ci n’était pas la plus efficace et la plus réaliste. Après plusieurs années d’expérimentation et le constat des limites du reboisement, un tournant est pris avec l’arrivée d’Haïdar el Ali Directeur National de la Grande Muraille Verte au Sénégal. Il propose de ne plus s’attacher au seul reboisement mais de se tourner vers une aide à la résilience de la Nature. Il préconise la dispersion des graines des essences forestières locales, la mise en défens et la réhydratation des paysages en récupérant l’eau de ruissellement sur des sols dénudés.

C’est ainsi que, dans de nombreux pays sahéliens de la Grande Muraille Verte, les communautés participent à la réalisation de centaines de milliers de demi-lunes pour capter l’eau de ruissellement et ainsi faciliter la production de fourrage, de légumineuses et la régénération naturelle des arbres. Voir vidéo - cliquer ici

Elodie Arrault et Jean-Yves Clavreul, chacun à leur manière, ont recensé des méthodes simples pour faire reverdir le Sahel et souhaitent qu’elles soient partagées par le plus grand nombre.